Voiture interdite en 2025 : quels véhicules ne pourront plus circuler ?

Les Crit’Air 3 sont interdites en 2025 dans les ZFE.

  • Diesels Euro 4 immatriculés de 2006 à 2010 concernés.
  • Essences Euro 2 et 3 de 1997 à 2005 visées.
  • Crit’Air 4 et 5 et non classés déjà restreintes.
  • Crit’Air 0, 1 et 2 conservent un accès libre.
  • Interdiction dès le 1ᵉʳ janvier 2025.

Quels véhicules sont concernés par l’interdiction de circulation en 2025 ?

Catégorie Crit’Air Carburant Période d’immatriculation Interdiction en 2025
Crit’Air 3 Diesel (norme Euro 4) 1ᵉʳ janvier 2006 – 31 décembre 2010 Oui – dès le 1ᵉʳ janvier
Crit’Air 3 Essence (normes Euro 2 et 3) 1ᵉʳ janvier 1997 – 31 décembre 2005 Oui – dès le 1ᵉʳ janvier
Crit’Air 4 Diesel (norme Euro 3) Avant 2006 Oui – déjà restreintes
Crit’Air 5 Diesel (norme Euro 2) Avant 2001 Oui – déjà restreintes
Non classés Essence ou diesel (norme Euro 1) Avant 1997 Oui – déjà restreintes

Les véhicules légers (moins de 3,5 tonnes) porteurs de la vignette Crit’Air 3 sont les principaux concernés par les nouvelles restrictions, un critère à intégrer dans votre choix de voiture en 2025. Concrètement, cela vise les diesels immatriculés entre le 1ᵉʳ janvier 2006 et le 31 décembre 2010, ainsi que les essences immatriculées entre le 1ᵉʳ janvier 1997 et le 31 décembre 2005. Ces véhicules correspondent aux normes Euro 4 pour le diesel et Euro 2-3 pour l’essence.

Les voitures Crit’Air 4 (diesels Euro 3) et Crit’Air 5 (diesels Euro 2), plus anciennes, étaient déjà exclues des Zones à Faibles Émissions dans plusieurs grandes villes. Les véhicules non classés, antérieurs à la norme Euro 1, subissent également ces restrictions. À l’inverse, les Crit’Air 0, 1 et 2 conservent un accès libre aux ZFE.

Vignette Crit’Air et normes Euro : comment vérifier le classement de votre voiture

quelle voiture ne pourra plus rouler en 2025

La vignette Crit’Air classe votre véhicule selon ses émissions polluantes, sur une échelle de Crit’Air 0 à Crit’Air 5. Pour connaître votre classement, renseignez-vous sur le site officiel avec votre numéro d’immatriculation. Les véhicules 100% électriques reçoivent la vignette Crit’Air 0, tandis que les essence récents et hybrides obtiennent Crit’Air 1. Les diesels immatriculés après 2011 sont classés Crit’Air 2, et les véhicules antérieurs à la norme Euro 1 restent non classés.

Le principe est simple : plus la vignette est élevée, plus le véhicule est polluant et plus les restrictions s’appliquent. Les voitures essence Crit’Air 3 correspondent aux modèles immatriculés entre le 1ᵉʳ janvier 1997 et le 31 décembre 2005 (normes Euro 2 et 3), un classement qui rappelle les règles de juillet 2024. Les diesels Crit’Air 3 concernent les véhicules immatriculés entre le 1ᵉʳ janvier 2006 et le 31 décembre 2010 (norme Euro 4). Vérifiez aussi la date de première immatriculation sur votre carte grise : elle fait foi pour déterminer votre vignette.

ZFE : quelles villes imposeront l’interdiction des Crit’Air 3 en 2025 ?

Bonne nouvelle pour les automobilistes : le calendrier annoncé lors du comité ministériel du 19 mars 2024 ne prévoit l’interdiction des Crit’Air 3 qu’à Paris et Lyon. Les autres agglomérations de plus de 150 000 habitants, pourtant concernées par le dispositif, conservent un calendrier plus souple et n’imposeront pas cette restriction dès le 1ᵉʳ janvier 2025.

À terme, ce sont plus de 40 agglomérations françaises qui devront appliquer des restrictions progressives. Les métropoles comme Marseille, Toulouse ou Bordeaux, déjà dotées de ZFE depuis 2017, poursuivent leur déploiement jusqu’à l’échéance de 2030. Les contrôles par caméras de lecture de plaques se multiplieront au fil des mois, avec des amendes forfaitaires de 68 € dès la première infraction, à l’image du stationnement gratuit Angoulême, qui facilite le quotidien des automobilistes.

Sanctions, dérogations et calendrier des restrictions Crit’Air 3

Sanctions encourues en cas de circulation interdite

Circuler avec une voiture non conforme dans une zone à faibles émissions expose à une amende forfaitaire de 68 € pour les véhicules légers (ceux de moins de 3,5 tonnes). Pour les poids lourds, bus et cars, le montant s’élève à 135 €. Dans les cas les plus graves, l’amende peut atteindre 450 €.

  • Amende forfaitaire : 68 € pour véhicules légers
  • Amende poids lourds : 135 € pour bus et camions
  • Montant maximal : jusqu’à 450 € selon le véhicule
  • Contrôles par caméras : lecture automatique des plaques
  • Contrôles terrain : force de l’ordre et agents assermentés
  • Risque de décote : valeur de revente fortement réduite

Au-delà de l’amende, la décote sur le marché de l’occasion constitue un risque majeur. Un véhicule interdit dans les zones concernées perd une part importante de sa valeur, même s’il circule encore ailleurs en France.

Cette décote peut être brutale pour les modèles concernés, rappelant que la valeur d’une voiture dépend aussi de ses performances. À l’opposé, certains bolides atteignent des sommets, comme en témoigne le record de vitesse auto détenu par la SSC Tuatara.

Dérogations et cas particuliers d’exemption

Des dérogations existent pour certains usages spécifiques. Les collectivités locales peuvent accorder des autorisations temporaires, comme c’est déjà le cas dans la métropole de Lyon avec le statut de « petit rouleur », réservé aux conducteurs effectuant moins de 8 000 km par an à l’intérieur de la ZFE.

  • Dérogation « Petit rouleur » : usage ponctuel à Lyon
  • Carte mobilité inclusion : exemption pour stationnement et circulation
  • Véhicules de sécurité civile : associations agréées autorisées
  • Véhicules de collection : exemption avec carte grise spécifique
  • Justificatifs à bord : documents obligatoires à conserver dans la voiture

Les véhicules de collection bénéficient d’un traitement particulier. Ils peuvent continuer à circuler dans les ZFE, à condition de présenter une carte grise de collection et les justificatifs correspondants lors des contrôles.

Le calendrier d’application suit une progression logique : après les Crit’Air 4 et 5, l’interdiction des Crit’Air 3 se met en place progressivement. Les 40 agglomérations de plus de 150 000 habitants devront avoir mis en place leur ZFE d’ici 2030, conformément au plan national annoncé lors du comité ministériel du 19 mars 2024. Pour l’instant, seules Paris et Lyon imposent l’interdiction des Crit’Air 3 à l’entrée en vigueur du dispositif.

Pourquoi ces interdictions et quelles solutions pour circuler après 2025 ?

Raisons environnementales et sanitaires de la restriction

La sortie progressive des Crit’Air 3 répond à une urgence sanitaire : la pollution de l’air est responsable de 40 000 décès prématurés chaque année en France. Les véhicules essence immatriculés entre le 1ᵉʳ janvier 1997 et le 31 décembre 2005, ainsi que les diesel immatriculés entre le 1ᵉʳ janvier 2006 et le 31 décembre 2010, comptent parmi les principaux émetteurs de particules fines et de dioxyde d’azote (NO₂).

En limitant leur circulation dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants, les pouvoirs publics visent une réduction significative de ces polluants. Ce plan s’inscrit dans une trajectoire plus large : l’extension progressive des zones à faibles émissions (ZFE), instaurées depuis 2017, avec un objectif de généralisation à l’horizon 2030. L’objectif à terme est clair : ne laisser circuler que les véhicules les plus propres dans les grandes métropoles.

Alternatives à la voiture Crit’Air 3 et aides financières disponibles

Plutôt que de subir l’interdiction, il existe plusieurs solutions concrètes pour continuer à se déplacer sereinement. Voici les principales options à envisager :

  • Choisir une voiture Crit’Air 1 ou 2 : circulation libre dans toutes les ZFE
  • Passer à l’électrique classé Crit’Air 0 : accès total et définitif aux zones restreintes
  • Utiliser transports en commun et autopartage : métro, tramway, bus électriques ou location à l’heure
  • Opter vélo trottinette ou covoiturage : mobilités douces adaptées aux trajets urbains
  • Prime conversion plusieurs milliers d’euros : aide à l’achat d’un véhicule moins polluant
  • Bonus écologique pour véhicules propres : jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour l’électrique
  • Rétrofit thermique vers électrique possible : transformation de votre véhicule actuel

Pour les petits budgets, le rétrofit électrique (remplacement du moteur thermique par un moteur électrique) constitue une alternative intéressante : il permet de conserver votre voiture tout en la faisant passer en Crit’Air 0. Les aides cumulables (prime à la conversion, bonus écologique) couvrent une part importante du coût, rendant ces solutions financièrement accessibles à la plupart des ménages.

Voitures Crit’Air 3 par modèle : liste et exemples concrets de véhicules interdits

Les véhicules concernés par l’interdiction de circulation partagent des critères précis : ce sont des véhicules légers de moins de 3,5 tonnes, immatriculés selon des périodes bien définies. Pour les moteurs essence, les voitures concernées ont été immatriculées entre le 1ᵉʳ janvier 1997 et le 31 décembre 2005. Pour les moteurs diesel, la période s’étend du 1ᵉʳ janvier 2006 au 31 décembre 2010.

Pour vous aider à y voir plus clair, voici des exemples concrets de modèles fréquemment concernés.

Exemples de modèles essence concernés entre 1997 et 2005

Ces voitures essence, classées Crit’Air 3, correspondent aux normes Euro 2 et Euro 3. Si vous possédez l’un de ces modèles, vérifiez sa date de première immatriculation :

Peugeot 206 essence, immatriculée avant 2006
Renault Clio II essence, immatriculée avant 2006
Citroën Saxo essence, immatriculée avant 2006
Volkswagen Golf IV essence, produite jusqu’en 2003
Ford Fiesta essence, immatriculée avant 2006

Exemples de modèles diesel concernés entre 2006 et 2010

Pour le diesel, les véhicules Crit’Air 3 correspondent à la norme Euro 4. Les modèles suivants, produits sur cette période, sont particulièrement répandus sur le marché français :

Peugeot 307 diesel, immatriculée entre 2006 et 2010
Renault Mégane II diesel, immatriculée entre 2006 et 2010
Citroën C4 diesel, immatriculée entre 2006 et 2010
Volkswagen Passat diesel, immatriculée entre 2006 et 2010
BMW Série 1 diesel, immatriculée entre 2006 et 2010

> Bon à savoir : cette liste n’est pas exhaustive. De nombreux autres modèles (utilitaires légers, monospaces, SUV) sont concernés s’ils respectent les mêmes critères d’immatriculation et de carburant. Pour vérifier votre situation, le plus fiable reste de consulter votre certificat d’immatriculation (case V.9) qui indique la norme Euro de votre véhicule.