Ferrari la plus chère du monde : le record absolu de la 250 GTO
La Ferrari 250 GTO détient le record absolu de la voiture la plus chère jamais vendue aux enchères.
- Record de 51,7 M$ chez Sotheby’s à New York.
- Exemplaire de 1962 avec un moteur de 390 chevaux.
- 38 ans chez le même collectionneur avant la vente.
- Vente privée évoquée autour de 70 M$.
- Daytona SP3, la Ferrari neuve la plus chère.
- Record précédent de 38,1 M$ établi en Californie.
Ferrari 250 GTO : la Ferrari la plus chère du monde
La Ferrari 250 GTO détient le record absolu de la voiture la plus chère jamais vendue aux enchères. Pour bien comprendre l’ampleur de ce record, voici les chiffres clés à retenir.
- Record de 51,7 M$ atteint chez Sotheby’s à New York
- Vente organisée au mois de novembre, un moment devenu référence pour les collectionneurs
- Exemplaire de 1962 animé par un moteur de 390 chevaux
- 38 ans passés entre les mains du même collectionneur avant la vente
- Vente privée évoquée à 70 M$, un montant supérieur au record public
- Record précédent de 38,1 M$ établi quelques années plus tôt en Californie
Ce record de 51,7 M$ place la 250 GTO loin devant toutes les autres Ferrari de collection. Un détail frappant : cet exemplaire est resté 38 ans chez un seul propriétaire, ce qui explique en partie la rareté des occasions d’achat.
Encore plus surprenant, une vente privée aurait été évoquée autour de 70 M$, un montant bien supérieur au record public. Ce chiffre montre que le marché de la 250 GTO ne se limite pas aux salles des ventes.
La Ferrari Daytona SP3, la plus chère des Ferrari neuves

Du côté des Ferrari neuves, la palme revient à la Daytona SP3, vendue autour de 26 millions de dollars. Elle appartient à la série spéciale Icona, un programme qui rend hommage aux prototypes Ferrari des années 60 et 70. Sa production confidentielle et son statut de série limitée expliquent un prix sans équivalent chez les modèles contemporains.
Sous le capot, la Daytona SP3 embarque un V12 de 6,5 litres développant 828 chevaux et un couple de 696 Nm. Ce bloc atmosphérique est le moteur non hybride le plus puissant jamais produit par Maranello. La performance suit : le 0 à 100 km/h est abattu en 2,9 secondes, avec une boîte à 7 rapports. Un exemplaire unique a même reçu la désignation « 599 + 1 », clin d’œil à la 599 GTB Fiorano.
À la différence des 250 GTO vendues aux enchères après des décennies de collection, la Daytona SP3 s’achète directement auprès de la marque. Elle représente donc la Ferrari neuve la plus chère, face à des modèles de collection dont les prix peuvent grimper bien au-delà.
Les autres Ferrari de collection les plus chères
La 250 GTO écrase la concurrence, mais l’histoire des ventes aux enchères Ferrari révèle une seconde ligne de modèles tout aussi spectaculaires. Six d’entre eux se négocient entre 17,6 et 35,7 millions de dollars, portés par la même mécanique : rareté extrême, palmarès en compétition et provenance prestigieuse.
| Modèle et année | Prix de vente | Maison et lieu de vente |
|---|---|---|
| 335 S Spider Scaglietti (1957) | 35,7 M$ | Artcurial, Paris |
| 290 MM (1956) | 28 M$ | RM Sotheby’s, New York |
| 275 GTS4 NART Spider (1967) | 27,5 M$ | Pebble Beach |
| 275 GTB Competizione (1964) | 26,4 M$ | RM Sotheby’s |
| 250 California Spider (1958, ex-Alain Delon) | 18,5 M$ | Pebble Beach |
| 250 LM (1964) | 17,6 M$ | RM Sotheby’s, Monterey |
Ces modèles partagent un point commun : une production confidentielle. La 275 GTS4 NART Spider n’a été fabriquée qu’à 10 exemplaires, ce qui en fait l’une des Ferrari les plus introuvables du marché. La 250 LM, elle, s’est limitée à 32 exemplaires. Quant à la 250 GT California Spider, sa production atteint 55 unités, et l’un de ces châssis est même resté caché 50 ans avant de réapparaître.
Le palmarès sportif pèse tout autant. La 335 S Spider Scaglietti et la 290 MM ont couru les grandes épreuves d’endurance de leur époque. La 275 GTB Competizione illustre aussi cette logique : sa version compétition repose sur un V12 de 4,9 litres hérité de la 375 MM, dont la production s’est limitée à 32 unités.
Pour un collectionneur débutant, retenez ce principe simple : plus la série est courte et le palmarès riche, plus le prix s’envole. Le rallye Louis Vuitton, qui réunit 22 équipages de voitures historiques, reste d’ailleurs l’un des rendez-vous où ces modèles d’exception réapparaissent au grand jour.
Histoire et rareté de la Ferrari 250 GTO
Le palmarès sportif de la 250 GTO en compétition
La 250 GTO n’est pas seulement un objet de collection : c’est une voiture de course conçue pour gagner. Son moteur V12 délivre 390 chevaux, une puissance considérable pour l’époque. Engagée sur les circuits les plus exigeants, elle a accumulé les victoires et les places d’honneur, ce qui explique en grande partie sa cote actuelle.
Ce palmarès explique aussi pourquoi la 250 GTO a été admise dans les épreuves les plus prestigieuses. Elle a notamment participé à des courses d’endurance et a été engagée sur un rallye Louis Vuitton comptant 22 équipages. Chaque podium a renforcé sa légende et sa valeur sur le marché de la collection.
Une production volontairement limitée à 36 unités
Ferrari n’a produit que 36 exemplaires de la 250 GTO entre 1962 et 1964. Cette rareté extrême est la première raison de son prix record. Pour figurer au sommet des ventes aux enchères, plusieurs critères comptent.
- 36 exemplaires de 1962 à 1964 : production la plus restreinte de la marque
- Châssis numérotés et traçables : chaque voiture a une histoire vérifiable
- Pièces d’origine exigées : les experts contrôlent l’authenticité de chaque élément
- Rareté entretenue par les collectionneurs : les propriétaires conservent leurs exemplaires des décennies
Cette combinaison de rareté, de traçabilité et de palmarès explique pourquoi la 250 GTO reste la Ferrari la plus chère du monde, loin devant les autres modèles de collection.
Pourquoi la 250 GTO reste inégalée
La rareté extrême de la 250 GTO explique en grande partie sa valeur : seulement 36 exemplaires produits entre 1962 et 1964. Aucune autre Ferrari de collection ne combine une production aussi confidentielle avec un palmarès sportif aussi riche. Chaque apparition en vente devient donc un événement mondial.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un exemplaire s’est vendu 38,1 millions de dollars chez Bonhams en Californie, avant d’atteindre le record absolu de 51,7 millions de dollars chez Sotheby’s à New York. Cette progression spectaculaire illustre une demande qui ne faiblit pas, portée par des collectionneurs prêts à attendre des décennies pour acquérir un modèle.
Fait unique sur le marché : deux 250 GTO figurent parmi les deux ventes les plus chères jamais enregistrées pour une Ferrari. Un exemplaire est même resté 38 ans dans la collection d’un même propriétaire, preuve que ces voitures ne circulent presque jamais. Cette combinaison de rareté, d’histoire et de résultats en compétition explique pourquoi la 250 GTO reste, encore aujourd’hui, inégalée.
